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Hausse prix électricité : ce qu'un kit solaire absorbe

Le tarif réglementé a pris +2,5 % TTC le 1er août 2026. Pour un foyer à 4,5 MWh par an, la facture passe de 1 046 € à 1 072 € TTC. Vous payez 26 € de plus sur l'année (service-public.gouv.fr, page du 21/07/2026). Un kit plug and play de 800 Wc encaisse cette hausse, et plutôt largement : entre 53 € et 137 € d'électricité non achetée sur douze mois, selon l'inclinaison des panneaux et votre présence en journée. Deux à cinq fois le montant de la hausse, donc. Attention quand même. Le solaire ne fait pas bouger l'abonnement d'un centime, et un autoproducteur qui injecte sur le réseau paie même 9,84 € HT de plus par an.

De combien le prix de l'électricité a augmenté

Au 1er août 2026, les tarifs réglementés de vente ont augmenté de 2,5 % TTC en moyenne, soit +5,98 € TTC par mégawattheure (page de la Commission de régulation de l'énergie, lue le 12/10/2026). Sur les tarifs résidentiels précisément, la CRE a retenu +3,12 % hors taxes, soit +5,08 € HT par mégawattheure, ce qui donne +2,51 % TTC (délibération n° 2026-147 du 15 juillet 2026, évolution détaillée par ÉS Énergies Strasbourg, page du 31/07/2026, lue le 12/10/2026).

Côté grille, voici ce que vous payez au compteur du Tarif Bleu d'EDF. En option Base, pour une puissance souscrite de 3 ou 6 kVA, le prix du kWh passe de 0,1940 € à 0,2001 € TTC. L'abonnement annuel d'un 6 kVA s'établit à 190,32 € TTC (grille relevée le 12/10/2026 sur fournisseurs-electricite.com, page du 28/09/2026). Ce prix du kWh concorde avec les barèmes hors taxes de la CRE, recalcul à l'appui. Les prix en heures pleines et en heures creuses, eux, ne figurent pas ici : seules des pages de comparateurs les publient, et la grille officielle n'a pas pu être ouverte pour trancher (voir « Sources et méthode »).

Un détail qui a son importance. L'option heures creuses est désormais ouverte dès 3 kVA, contre 6 kVA auparavant. Votre compteur est en 3 kVA ? La CRE estime qu'environ 60 % des clients Base à cette puissance auraient intérêt à basculer, sans rien changer à leurs habitudes (délibération n° 2026-147, lue le 12/10/2026). En parallèle, l'option Base est en extinction pour les puissances de 9 à 36 kVA (annexe B1 de la délibération 2026-147).

Date d'effetVariationEffet annoncé sur la factureSource (adresse, date de lecture)
1er février 2026−0,8 % en moyenne−2 € TTC/MWh, près de 9 € d'économies sur l'année pour 4,5 MWhenergie-info.fr/trve-fevrier-2026, site du Médiateur national de l'énergie, arrêté du 28/01/2026, lu le 12/10/2026
1er août 2026+2,5 % TTC en moyenne, +2,51 % TTC sur les tarifs bleus résidentiels+5,98 € TTC/MWh, environ +26 €/an, facture de 1 046 € à 1 072 € TTCservice-public.gouv.fr (page du 21/07/2026), CRE, délibération 2026-147 du 15/07/2026, et ÉS Énergies Strasbourg (page du 31/07/2026) pour le détail résidentiel, lus le 12/10/2026
1er février 2027non connue à ce jourla CRE y a renvoyé le reliquat de l'ancien mécanisme de capacitéCRE, délibération 2026-147, lue le 12/10/2026

Le recul long reste brutal. Entre novembre 2011 et novembre 2021, l'électricité achetée par les ménages s'est renchérie de 44 %, soit 3,7 % par an en moyenne (abonnement et consommation confondus, billet INSEE du 17/12/2021). Le bouclier tarifaire a amorti une partie de la crise de 2022 à 2024. Puis il s'est éteint.

Pourquoi ça augmente : ce qui pèse vraiment dans la facture

La hausse du 1er août 2026 ne vient pas du prix de l'énergie. Elle vient de deux postes de réseau et de sécurité d'approvisionnement, et la CRE chiffre chacun d'eux.

Le mécanisme de capacité pèse le plus lourd : +1,74 % TTC sur les tarifs des clients résidentiels, soit 3,45 € HT par mégawattheure (délibération CRE n° 2026-147 du 15/07/2026, lue le 12/10/2026). C'est une rémunération versée aux exploitants de centrales, de stockage ou d'effacement en échange d'un engagement de disponibilité pendant les pointes d'hiver. Le mécanisme a été réformé par la loi de finances pour 2025, et sa première enchère de court terme s'est tenue le 6 juillet 2026 pour l'hiver 2026-2027. Combien ça coûte, au bout du compte ? La CRE a constaté un quotient applicable de 18 646,6 €/MW : 1 667 184 865,48 € à financer sur la période du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027, divisés par 89 409,45 MW de puissance soutirée corrigée (CRE, paramètres de financement 2026-2027, lue le 12/10/2026). Le prix d'équilibre de l'enchère elle-même n'est pas repris ici : aucun des documents publics consultés ne la confirme.

Le TURPE (tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité) arrive ensuite. Le TURPE 7 HTA-BT a progressé de 3,04 % au 1er août 2026, ce qui donne +1,17 % TTC sur les tarifs résidentiels, ou 2,20 € HT par mégawattheure (même délibération). C'est le péage des réseaux, celui que vous payez pour faire circuler vos kWh sur les lignes de distribution d'Enedis et de transport de RTE.

Deux mouvements jouent en sens inverse, plus discrets mais réels. Les certificats d'économies d'énergie et les coûts commerciaux baissent de 0,32 % TTC. Surtout, l'accise sur l'électricité recule de 30,85 à 30,62 € par mégawattheure (pour les puissances ≤ 36 kVA, même délibération). Ça retire 0,23 €/MWh, soit −0,10 % TTC. Sans cette baisse de taxe, vous auriez pris plus cher.

Un mot sur l'ARENH, qui revient dans toutes les analyses : ce dispositif d'accès régulé au nucléaire historique s'est arrêté le 31 décembre 2025, remplacé par le Versement Nucléaire Universel. Le VNU n'est pas la cause du mouvement d'août 2026, et ses paramètres bougent encore. Les chiffres qui circulent à son sujet ne sont pas repris ici.

PosteMontant au 1er août 2026Ce que l'autoconsommation changeSource
Abonnement, 6 kVA190,32 €/an TTC (barème hors taxes : 143,28 €/an ; l'écart ne vient pas de la seule TVA, voir « Sources et méthode »)rien du toutCRE, annexe B1 de la délibération 2026-147
Majoration autoproducteur individuel avec injection+9,84 €/an HTelle l'ajoute à votre factureCRE, annexe B1
Mécanisme de capacité (compris dans l'empilement ci-dessous)3,45 €/MWh HT, soit +1,74 % TTC sur les tarifs résidentielsréduit au prorata des kWh autoconsommés : il est assis sur le kWh soutiré, pas sur l'abonnementCRE, délibération 2026-147
Empilement énergie, acheminement et commercialisation, option Base 3-6 kVA13,61 c€/kWh HTréduit au prorata des kWh autoconsommésCRE, annexe B1
Accise sur l'électricité, ≤ 36 kVA3,062 c€/kWhréduite au même prorataCRE, délibération 2026-147
TVA à 20 % et contribution tarifaire d'acheminementappliquées aux postes ci-dessusréduites au même prorata sur la part variableCRE, annexe B1 (« prix à majorer de la TVA, de l'accise et de la CTA »)
Prix payé au compteur, option Base0,2001 €/kWh TTCchaque kWh autoconsommé évite ce prix entiergrille du 1er août 2026, cohérente au centième avec le calcul hors taxes ci-dessus

Ce qu'un kit plug and play absorbe sur la facture

Sur le foyer de référence de service-public (4 500 kWh par an), un kit de 800 Wc vous évite entre 265 et 683 kWh d'achat sur l'année. Au prix de 0,2001 €/kWh, comptez 53 € à 137 € non payés. La hausse du 1er août, elle, coûte 26 €. Le kit absorbe donc deux à cinq fois ce montant, et la fourchette est large pour une raison précise.

D'abord la production. Une simulation PVGIS (l'outil de la Commission européenne, base PVGIS-SARAH2, relevé le 12/10/2026) donne 1 218,97 kWh par an. C'est pour 1 kWc à Nantes, plein sud, 30° d'inclinaison, 14 % de pertes système. Le même kWc posé verticalement sur un garde-corps de balcon tombe à 864,85 kWh. Rapporté à 800 Wc : 975 kWh contre 692 kWh. Un tiers d'écart, pour la même électronique.

Vient ensuite le taux d'autoconsommation, qui décide de tout le reste : c'est la part de votre production que vous consommez sur place, au moment exact où elle sort des panneaux, le reste filant sur le réseau sans que vous puissiez y faire quoi que ce soit (sauf contrat de revente). Hespul, qui édite photovoltaique.info, publie un cas chiffré. Pour 1 kWc à Nantes face à un profil de 2 500 kWh par an : « 38,3 % de la production sera effectivement autoconsommée », et les 61,7 % restants partent sur le réseau (photovoltaique.info, page mise à jour le 26/11/2024). Le foyer de référence consomme près du double. Plus de consommation aux heures de production tire ce taux vers le haut, mais rien ne le garantit : tout dépend des heures où les appareils tournent, pas du total annuel. De combien son taux s'écarte-t-il des 38,3 % d'Hespul ? Aucune mesure ne permet de le dire ici (et c'est pour ça que le calcul garde deux bornes).

HypothèseValeurOrigine de la valeur
Consommation de référence4 500 kWh/ansource officielle (service-public.gouv.fr)
Prix du kWh appliqué0,2001 €/kWh TTC, option Base 3-6 kVAgrille du 1er août 2026, relevée le 12/10/2026
Puissance du kit800 Wchypothèse de calcul
Production, garde-corps vertical plein sud692 kWh/ansimulation PVGIS (864,85 kWh/kWc × 0,8)
Production, 30° plein sud975 kWh/ansimulation PVGIS (1 218,97 kWh/kWc × 0,8)
Taux d'autoconsommation, borne basse38,3 %source (Hespul, 1 kWc, profil 2 500 kWh/an)
Taux d'autoconsommation, borne haute70 %hypothèse de calcul, non mesurée
kWh non achetés265 à 683 kWh/anrésultat du calcul
Électricité non payée53 € à 137 €/anrésultat du calcul
Part de la hausse de 26 €/an absorbée2 à 5 foisrésultat du calcul

Ce calcul s'arrête là volontairement, parce qu'il ne mesure qu'une chose : l'effet de la hausse d'août 2026. L'amortissement du matériel, la durée de retour sur investissement et les écarts entre puissances installées sont une autre affaire, traitée dans ce qu'un kit fait économiser sur une année complète. Et si les 1 218 kWh/kWc de PVGIS vous paraissent optimistes, c'est légitime : comparez-les à la production réellement constatée avant de projeter quoi que ce soit.

Ce qu'un kit ne compense pas

Première chose à corriger, parce qu'on la lit partout : non, la hausse d'août 2026 ne porte pas sur une part de facture inaccessible à l'autoconsommation. Le calcul sur les barèmes CRE le montre. Prenez un 6 kVA en option Base à 4 500 kWh. Le prix du kWh hors taxes passe de 13,08 à 13,61 c€ (barèmes CRE avant et après le 1er août), soit 23,85 € sur l'année. L'abonnement, lui, passe de 141,60 à 143,28 € (1,68 €). Autrement dit : 93 % de la hausse atterrit sur le kWh consommé, et c'est exactement là qu'un kit mord.

En revanche, trois postes lui échappent, et ceux-là sont réels.

L'abonnement, d'abord : 190,32 € TTC par an en 6 kVA, payés même un 15 août à midi, panneaux à pleine puissance. Ensuite la majoration que la CRE applique aux autoproducteurs individuels avec injection, qui est passée de 9,60 à 9,84 € par an au 1er août 2026 (annexe B1). Pourquoi payer plus en produisant ? Parce que le réseau vous compte désormais comme un producteur, et que cette gestion a son coût (c'est l'argument de la CRE). Un kit déclaré avec contrat d'accès en injection la déclenche, et elle efface donc, mécaniquement, une partie de ce que votre production vient tout juste de gagner. Enfin le surplus. Sans contrat de revente, chaque kWh injecté est donné au réseau : à 38,3 % d'autoconsommation, 61,7 % de votre production part gratuitement. Le surplus que vous ne consommez pas mérite un arbitrage à part.

La nuance qui rééquilibre tout : la consommation reste le gros morceau de votre facture. Sur les 1 072 € du foyer de référence, comptez environ 880 € hors abonnement 6 kVA. C'est précisément là que le kit travaille.

Ce qui fait bouger le résultat chez vous

Quatre variables décident de l'écart entre 53 € et 137 € d'électricité non achetée avec un kit de 800 Wc : l'orientation et l'inclinaison des panneaux, l'ombre portée, votre présence en journée, et la saison. C'est la troisième qui pèse le plus lourd, parce que c'est elle qui fixe le taux d'autoconsommation.

L'orientation et l'inclinaison, d'abord. Les simulations PVGIS citées plus haut donnent 1 219 kWh/kWc à 30° plein sud, contre 865 kWh/kWc à la verticale. Et un détail contre-intuitif mérite d'être lu avant de choisir une fixation : en décembre, le panneau vertical produit 62,04 kWh/kWc là où celui incliné à 30° n'en sort que 51,74. Le soleil bas d'hiver arrive mieux sur une surface verticale. En juillet, le rapport s'inverse violemment (66,97 kWh contre 141,07 kWh).

L'ombre, ensuite, qui ne se rattrape par aucun réglage. Un arbre, un garde-corps plein, un mur de mitoyenneté suffisent à faire décrocher une chaîne de cellules. Et l'effet de l'ombre sur un kit dépasse largement ce que vous imaginez.

Le profil de consommation, surtout. C'est lui qui fait le taux d'autoconsommation, bien plus que la puissance installée. Qui est chez vous à 13 h ? Maison vide de 9 h à 18 h, et tout part sur le réseau. Télétravail deux jours par semaine, chauffe-eau basculé en milieu de journée, lave-linge programmé à 13 h, et on voit le taux grimper sans ajouter un seul watt. Que faire si personne n'est là en journée ? Décaler les usages pilotables, ou accepter un taux bas et dimensionner petit.

L'hiver enfin, et c'est le mauvais calendrier du solaire : en hiver, la production s'effondre au moment précis où votre chauffage fait gonfler la facture. Décembre pèse 52 kWh/kWc à 30° (juillet, 141 kWh/kWc). Avant d'ajouter des panneaux pour corriger ça, regardez quelle puissance viser : au-delà d'un certain seuil, les kWh supplémentaires partent au réseau au lieu de réduire la facture.

Est-ce que ça va encore augmenter ?

Deux rendez-vous par an, et on les connaît à l'avance : le 1er février et le 1er août. Les tarifs réglementés évoluent à ces deux dates, sur proposition de la CRE et par décision des ministres de l'économie et de l'énergie. En 2026, le mouvement de février a été une baisse de 0,8 %, celui d'août une hausse de 2,5 %.

Pour le 1er février 2027, un élément est déjà écrit noir sur blanc. Dans sa délibération du 15 juillet 2026, la CRE écrit qu'elle a reporté à ce mouvement la couverture du reliquat de l'ancien mécanisme de capacité (en même temps que les autres rattrapages au titre du réalisé 2026). Faut-il en conclure à une hausse en février 2027 ? Rien n'est chiffré. Le reliquat signifie seulement qu'un coût devra être passé à un moment, sans que son montant soit arrêté aujourd'hui, ni par la CRE ni par quiconque.

Aucun chiffre ne sera avancé ici pour 2027 ou 2030. Les tarifs dépendent de quatre paramètres : les enchères de capacité, les décisions TURPE, l'accise votée en loi de finances, les prix de gros. Tous les quatre se fixent à quelques semaines d'échéance. Des projections du type « +150 % d'ici 2030 » circulent sur le sujet. Elles ne sont pas reprises ici : aucun des documents publics consultés pour cette page ne permet de les recouper.

Un point pratique, en revanche : si une page comme celle-ci doit vous servir, c'est avant le 1er février et avant le 1er août, pas après.

Sources et méthode

Prix et barèmes relevés le 12 octobre 2026, directement sur les documents de la CRE et sur service-public.gouv.fr. Les montants hors taxes viennent de l'annexe B1 de la délibération CRE n° 2026-147 du 15 juillet 2026, celle qui fixe les barèmes applicables au 1er août. Les prix TTC ont été recoupés par le calcul. Reprenez les 13,61 c€/kWh hors taxes, ajoutez 3,062 c€ d'accise, multipliez par 1,20 au titre de la TVA : vous obtenez 20,01 c€. C'est bien le 0,2001 €/kWh des grilles commerciales.

Les hypothèses du calcul d'absorption sont listées dans le tableau de la section 3. Trois d'entre elles sont des choix, pas des mesures : la puissance de 800 Wc, l'inclinaison des deux scénarios et la borne haute de 70 % d'autoconsommation. La borne basse de 38,3 % est sourcée.

Ce qui n'a pas été fait, et qui compte : aucun kit n'a été acheté, posé ni mesuré pour cette page. Aucun relevé de production réelle n'est présenté. Les chiffres de production sont des simulations PVGIS, pas des mesures de terrain. L'écart avec une installation réelle existe, mais il n'est pas chiffré ici : aucune mesure propre à ce cas ne permet de le borner.

Quatre réserves sur les sources elles-mêmes. La répartition de la facture en pourcentages (« tant pour la fourniture, tant pour les taxes ») varie fortement d'une publication à l'autre. Les périmètres diffèrent (abonnement inclus ou non, TVA comptée ou non). Elle a donc été remplacée ici par les montants de la grille officielle. Deuxième réserve, l'abonnement : les 143,28 € hors taxes de l'annexe B1 et les 190,32 € TTC des grilles commerciales ne se rejoignent pas avec la seule TVA à 20 % (143,28 × 1,20 = 171,94 €). L'écart correspond à la contribution tarifaire d'acheminement, dont le montant n'est détaillé dans aucun des documents ouverts ici : il n'est donc pas chiffré.

Troisième réserve, les prix en heures pleines et en heures creuses : seules des pages de comparateurs les publient, et ni la grille EDF ni le texte publié au Journal officiel n'ont été accessibles le 12/10/2026. Ils sont sortis de la page, et aucun calcul n'en dépendait. Enfin le chèque énergie, qui peut modifier la facture nette de certains foyers, n'entre pas dans ce calcul. Le détail de la méthode éditoriale est sur notre page transparence.

FAQ

De combien l'électricité a-t-elle augmenté au 1er août 2026 ?

De 2,5 % TTC en moyenne, soit 5,98 € TTC par mégawattheure. Pour un foyer consommant 4,5 MWh par an, la facture annuelle passe de 1 046 € à 1 072 € TTC : vous payez environ 26 € de plus (service-public.gouv.fr, page du 21 juillet 2026).

Un kit plug and play fait-il baisser l'abonnement ?

Non, jamais. L'abonnement est une part fixe liée à la puissance souscrite, 190,32 € TTC par an pour un 6 kVA au 1er août 2026. Il est dû intégralement, quelle que soit votre production (même nulle). Un autoproducteur individuel avec injection paie même une majoration de 9,84 € par an (barème CRE du 15 juillet 2026).

Pourquoi ma facture augmente alors que le tarif a baissé en février ?

Parce que les deux mouvements de 2026 ne s'annulent pas : −0,8 % en février, +2,5 % en août, le solde reste positif. Et parce que la part fixe pèse. Sur 1 072 € de facture annuelle, 190 € d'abonnement ne dépendent ni de votre consommation ni du prix du kWh.

Quel appareil fait le plus grimper la facture ?

Le chauffage, devant tout le reste : 66 % de la consommation d'énergie finale des résidences principales en 2024, toutes énergies confondues, gaz compris (indicateur ADEME Batizoom, lu le 12/10/2026). Attention, ce chiffre ne découpe pas une facture d'électricité appareil par appareil. Dans un logement chauffé à l'électricité, chauffage et eau chaude restent les deux postes à regarder d'abord.

Faut-il attendre une baisse avant d'acheter un kit ?

L'intérêt d'un kit vient du prix du kWh évité, pas de son sens de variation. À 0,2001 €/kWh, chaque kilowattheure que vous autoconsommez vaut 20 centimes aujourd'hui. Attendre une baisse hypothétique du tarif réglementé, c'est payer ces kilowattheures plein tarif pendant l'attente.